A propos de †ΘМ

Texte de Kirsten Rann, Curatrice. 

Tom Guichard a grandi et poursuivi une formation artistique en France, ses premières études en musique suivie d’une formation a l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Nantes (France). Depuis l’obtention d’un DNSEP  en 2003, Tom Guichard a travaillé et exposé dans diverses galeries publiques et privées à travers le monde, a Narbonne (France), Tokyo (Japon), Dundee (Ecosse ), Londres (RU), et depuis 2008, Sydney et Melbourne, Australie.

Evoluant avec des médiums différents, Tom Guichard travaille comme un flâneur post-moderne. Il se déplace dans des espaces / environnements urbains, de jour comme de nuit, et fonctionne plus en tant que témoin qu’auteur d’images et de sons, que ceux-ci soient « trouvés » ou créés, avec une caméra vidéo, ou simplement son téléphone portable. Plus tard, a la manière d’un artiste de collage, il échantillonne les pièces de sa bibliothèque visuelle et auditive et les combine sur ordinateur pour créer  un mouvement poétique doux, sonore ou vidéo, abstraction quasi hallucinatoire dans la lumière et l’espace.

S’étant orienté vers la sculpture sonore aux Beaux-Arts et ayant travaillé avec des personnes sourdes, l’audio occupe une position privilégiée dans les travaux de Tom Guichard . Mentionnant qu’il trouve son matériel visuel presque redondant jusqu’à ce qu’il ait une piste audio l’accompagnant, ce qui est intéressant, c’est que son son – une fois produit – a les mêmes force et qualités spatiales que son matériel visuel. Ensemble, pourtant, la somme est plus grande que ses parties : les qualités psycho-spatiales du son imprègnent son image d’une atmosphère qui plonge son audience physiquement et psychologiquement dans ses voyages urbains abstraits, en les rendant expérimentaux plutôt que juste visuel.
Mais son imagerie est comme regarder quelques pas de danse extraordinaire et abstraite.. A la limite de l’hallucination, son matériel visuel est composé de ce qu’il évoque comme une écriture avec la lumière et les sons.
Flocons (2009), a été filmé au-dessus et dans le Métro de Paris, mais plutôt que d’enregistrer les espaces publics familiers du Métro il est entré dans des endroits normalement inaccessible – d’ou la mention du mot ‘Interdit’, au début. D’une façon étrange, le son accompagnant ce travail a été produit à l’aube à Melbourne l’année précédente. Chimère (2010), réalisée en filmant surtout le ciel et un écran de télévision, a quant a elle été produite à Melbourne en un après-midi. La vidéo Bazaar comprend des plages abstraites faites de champs colorés générés sur ordinateur.

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